Cette page s'attache simplement à évoquer les témoins de l'architecture de notre canton. Le climat et les matériaux ont, dans une large mesure, déterminé le visage de l'habitat. Gélive et poreuse, la pierre crayeuse dont est fait le plateau cauchois n'a pas été utilisée, à l'exception de celle des carrières de Mentheville, qui est de meilleure qualité. Plus que le grès, pourtant présent dans la région, ce sont le silex et la brique qui ont constitué les matériaux privilégiés.

Si, contrairement à nos voisins de Lillebonne et de Tancarville, les vestiges de forteresses médiévales sont inexistants, notre canton est un véritable album illustré de l'architecture Henri IV- Louis XIII. La période de retour au calme qui suivit les guerres de Religion constitua un véritable "âge d'or" pour la construction de grandes demeures dans le pays.

Le "château type" de cette époque comprend, en général, un corps de logis, coiffé d'un haut comble et encadré d'étroits pavillons saillants, placés aux angles de la façade principale. Parfois des tourelles viennent également encadrer la façade postérieure.

La Pailleterie

Le Val d'Arques

Particulièrement riche à cette époque encore marquée par la Renaissance, le décor d'architecture tient une large place. On utilise la pierre blanche, le silex taillé noir et les briques rouge orangé et noires, pour dessiner des chevrons, des damiers, des losanges, et d'autres motifs géométriques ordonnés en bandeaux ou même pour créer des fonds ou des tableaux évoquant les marbres italiens.

A côté de ces grandes demeures se sont multipliés les manoirs en maçonnerie et/ou en colombages, où s'est manifesté plus qu'ailleurs le goût des maîtres d'oeuvre locaux pour les façades à décor polychrome et qui donna tout son caractère à l'habitat cauchois.

Le Quesnay

Toutes ces demeures sont du domaine privé et donc ne sont pas ouvertes aux visites. Mais leurs façades sont généralement visibles des routes avoisinantes et peuvent être l'occasion d'une charmante promenade champêtre à pied ou à bicyclette.